Par Régis Gaidot le mercredi, octobre 10 2007, 21:21
Le samedi 13 octobre, aura lieu à Paris au Cirque d'Hiver Bouglione, le premier évènement dédié aux communicants basé selon le même principe que les BarCamp. Cet évènement, initié par Philippe Jeudy et Louis van Proosdij, est né de la révolution qu'amène les nouveaux usages liés aux mobiles. En effet, le web sur mobile prend une nouvelle tournure depuis quelques mois avec la sortie des nouveaux mobiles et prochainement des forfaits qui seront en adéquations avec les nouveaux usages. On peut citer comme exemple l'iPhone embarquant le navigateur Safari et quelques applications Google, notamment Google Maps. Son interface est une révolution qui rend pour la première fois le web accessible (ainsi que les services) au creux de la main tel qu'on le connait à travers nos ordinateurs. J'imagine que d'autres constructeurs suivront la même direction qu'Apple. Je vous laisse imaginer les enjeux colossaux, avec plus de trois milliards d'abonnés en téléphonie mobile contre un peu plus d'un milliard d'internautes. Tout reste à inventer : les usages et les applications de demain. Certains ce sont déjà aventuré à porter leurs services sur l'iPhone comme Dailymotion, Meebo et dernièrement Exalead.
Le thème du MobileWebCamp Paris est donc le "web mobile" et ses enjeux. L'évènement se présentera sous forme de sessions parallèles en groupes, entrecoupées par l'intervention de speakers tels que Rodrigo Sepulveda, Cédric Giorgi ou Jean-Bernard Magescas qui se relaieront entre chaque inter-sessions.
Cette journée s'annonce être riche entre les différents
intervenants et participants, alors inscrivez-vous dès à présent sur le
wiki.
A noter également qu'au même endroit se déroulera un iPhoneDevCamp.
Par Régis Gaidot le mercredi, septembre 26 2007, 16:24
L'avenir des moteurs de recherche passera-t-il par les réseaux
sociaux ? Dans tous les cas c'est ce que promet le nouveau projet
d'Exalead : BAAGZ. Après de long mois
de réflexion, Exalead a le plaisir de vous annoncer le lancement en
bêta de BAAGZ. Ce site est un nouveau service de recherche combinant
plusieurs fonctionnalités tournant autour de la recherche et du
partage. Il se définit comme un nouveau type de réseau social
basé sur la notion de centres d'intérêts partagés. La partie moteur de recherche repose naturellement sur la
technologie d'Exalead. Il se présente sous la forme d'un desktop virtuel, où vous pouvez placer des raccourcies issus de vos recherches ou via des formulaires et de les partager au sein de vos communautés.
Ainsi BAAGZ vous permet d'une
part de matérialiser vos centres d'intérêts en les classifiant dans des univers (baag) et d'autre
part de trouver de l'information plus facilement en tirant partie de la
communauté des "baagerz". Ce service créait une véritable synergie autour de la recherche. Par le biais du service, vous pourrez découvrir d'autres utilisateurs ayant les mêmes centres d'intérêts que vous, mais aussi de rencontrer des experts dans leurs domaines.
Actuellement, BAAGZ fonctionne uniquement sur la dernière version de Firefox. Pour y accéder, vous devez disposer d'une invitation. Ceci étant dit un formulaire d'inscription est disponible sur le site si vous souhaitez utiliser/tester BAAGZ.
Ce soir, vendredi 15 juin 2007, sera diffusé sur la chaine "13eme Rue" à partir de 22h30, un documentaire de Benjamin Rassat qui retrace la création d'Internet et les années 1995 à 2000 d'effervescences. A travers ce documentaire, des entrepreneurs clefs de l'époque ont été interviewés pour l'occasion. Ils reviennent sur les débuts de leurs entreprises. 5 ans de frénésie qui ont poussé une jeune génération sortant d'école à créer des start-ups. Pour l'époque certaines sociétés ont connues des valorisations hallucinantes alors qu'elles venaient de démarrer. Les investisseurs avaient leurs porte-monnaies complètement percés et ils n'hésitaient pas une seconde, dès lors que le mot "Internet" était écrit dans les business plans. Certains sont devenus riches, en valorisant et vendant à temps leurs sociétés tandis que d'autres ont tout perdu ; mais qu'importe, à cette époque les jeunes entrepreneurs étaient motivés.
Internet était une révolution face au Minitel malgré un faible taux de couverture et d'abonnement. Ceci étant dit, tout était à faire, ce qui a permis aux jeunes entrepreneurs d'être hyper-créatifs. L'été 2000 marquera la fin de la récréation, la fameuse bulle éclate.
Actuellement, je pense que nous assistons à un phénomène relativement similaire tout en ayant un usage exponentiel d'Internet dans les foyers. En effet, à partir d'un simple PC connecté, de jeunes étudiants n'hésitent pas à lancer de nouvelles applications entre deux sandwichs (bon j'exagère un peu !). Des projets open source permettent quand à eux de créer rapidement une base sur laquelle les idées/projets peuvent démarrer. Nous arrivons, dorénavant à un fiasco sur le Web car il suffit qu'une idée marche et tout le monde la reprend avec, pour certaines des fonctionnalités différentes pour ce démarquer. Alors, peut être assisterons nous à un "ras le bol" général auprès des internautes ou des investisseurs. Dans tous les cas certains pensent à une seconde bulle et d'autres à une recentralisation. Attendons de voir...
J'ai le plaisir de vous informer que la version stable d'eyeOS vient d'être publiée. Pour rappel, eyeOS est un système d'exploitation en ligne utilisable à travers un simple navigateur internet. Grace à eyeOS, les utilisateurs peuvent ainsi accéder depuis n'importe où à leurs bureaux virtuels. Cette version a été complètement réécrite et remodelée afin de maintenir plus facilement le code. Le noyau ressemble dorénavant à un véritable système d'exploitation.
eyeOS reste un projet open source sous licence GPL. Je me répète peut être, mais si par ailleurs vous avez une âme de développeur, vous avez la possibilité de participer à son évolution ou tout simplement développer vos
propres applications autour d'eyeOS.
Maître Jacob Nielsen, gourou du webdesign a tenue une conférence la semaine dernière à Londre. Un des journalistes de la BBC en a profité pour prendre quelques notes afin de publier un article sur les dires de Jacob Nielsen. Dans les grandes lignes, Jacob Nielsen critique ouvertement les start-up du Web 2.0 qui négligent les bonnes bases du webdesign et les principes essentiels de l'utilisabilité et de l'accessibilité. Le Web 2.0 a instauré une culture d'usage, elle nécessite souvent un apprentissage délaissant les novices (madame Michu, la femme de Billaut...). Les sites web 2.0 ont toujours tendance à en faire trop, un coup d'ajax par ici, un coup d'ajax par là, ce qui devient par la suite des interfaces ultras complexes à utiliser ou à prendre en main. Face à cette problématique, il y a forcément des risques qui font peser sur les adhésions des utilisateurs du fait qu'il est un ré-apprentissage (parfois lourd). Alors, la préconisation est bien sûr de connaitre ses utilisateurs finaux, mais elle réside surtout sur des bases ergonomiques simples.
Par Régis Gaidot le vendredi, avril 20 2007, 04:00
Pas si anodine comme question quand on sait que c'est LE moteur préféré des internautes. En quelques années Google est devenu l'un des géants de l'internet ce qui lui a valu d'avoir des moyens financiers ainsi qu'une évolution imposante. A la fin de l'année 1998, partie d'un simple champ de recherche, Google a su attirer de nombreuses personnes qui étaient alors partagées entre Yahoo et Altavista entre autre. Les utilisateurs étaient agacés par les nombreuses bannières publicitaires "postérisées" dans les corpus de résultats et leurs maigres bandes passantes en patissaient. Des résultats souvent insatisfaisants basés sur des titres, des mots clefs, des descriptions... qui ne permettaient pas d'obtenir des résultats en adéquation avec ce qu'ils cherchaient. Ils étaient alors souvent contraints à modifier leurs requêtes afin d'être récompensés.
Larry Page et Sergey Brin, les fondateurs de Google (The original Google computer storage, 1996), ont visé juste en proposant une approche différente fondée sur une analyse des relations entre les sites internet. L'algorithme appelé PageRank est à la base du succès de Google. Cet algorithme permet d'évaluer la popularité des sites et donne un degré d’importance aux pages des sites internet. Jusqu'à présent, il permet d'obtenir des corpus de résultats pertinents. Les permiers revenus de Google provenaient des licences vendues aux portails web et aux autres moteurs de recherche tels que Yahoo, AOL et Netscape. C'est alors qu'en 2000, l'équipe de Google lanca un système de liens sponsorisés intrusif (Adwords) basé sur des enchères de mots clefs. Au fils des années, Google s'est diversifié en développant et achetant d'autres applications/services.
Google a conquis le monde sans effort marketing ; simplement de bouche à oreille (à croire que c'est le même modèle que leur algorithme). La séduction est d'abord passée par les informaticiens et les technophiles, car dans la plus part des cas c'est souvent eux qui recommandent grâce à leurs expériences. Alors la popularité de Google s'est fait naturellement, ils n'ont pas eu besoin de faire de la publicité.
A ce jour, Google détient le monopole de la recherche sur internet et ceci sans avoir eu la même expérience que celle de Microsoft. Cette domination entraine des inquiétudes, c'est d'ailleurs pour cela que divers projets européens se sont lancés. La société est devenue une véritable base de connaissances sur les usages, les envies et les inspirations des utilisateurs. Même s'ils sont anonymisés (depuis peu), Google de part sa façade sympathique évoque pour certains des perspectives à la Big Brother. Effectivement, nous vivons dans une société du "paraître". Microsoft, par exempe, symbolise un système capitaliste cherchant à monétiser tout ce qu'ils produisent. Il est clair que Google ne cherche pas à avoir la même image que Microsoft. C'est donc pour cela que tout ses services sonts gratuits avec comme seul bémol la publicité. L'entreprise est donc devenue au fil des années une véritable régie publicitaire (Web, TV, mobile...) pouvant tout contrôler si elle le désire. Concernant la vie privée des utilisateurs, cela en donne une vision machiavélique, car tout notre univers numérique se retrouve exposé par les moteurs de recherche. C'est donc aux utilisateurs de contrôler leurs identités au risque d'avoir des surprises.
La chaîne Arte diffusera ce soir vers 22 heures, un documentaire "Faut-il avoir peur de Google ?" dans la cadre de la soirée Thema "Google, Apple, Microsoft...les nouveaux maîtres du monde". Ce documentaire réalisé par Stéphane Osmont et Sylvain Bergère retrace la fabuleuse histoire de la firme. Des intervenants, tel que mon ami Franck Poisson, ont été interviewés pour l'occasion. Par ailleurs, ce documentaire sera disponible sur le site internet d'Arte du 21 au 27 avril avec des bonus.
Par Régis Gaidot le vendredi, février 2 2007, 02:33
Je ne suis pas du genre à relayer l'information sans y ajouter une réelle
valeur mais celle-ci passera à la trappe. En effet cette vidéo montre les
étapes franchies du texte simple à l'ère numérique (HTML, hyperlien, XML, blog,
wiki, photo, vidéo, collaboratif, Web 2.0...). "Web 2.0... The Machine is
Us/ing Us" est devenue une vidéo incontournable dans la blogosphère et
j'imagine bien que vous l'avez déjà vu ailleurs... J'ajouterais que le jeu de
mot est bien trouvé et que la vidéo est vraiment remarquable !
Par Régis Gaidot le vendredi, décembre 15 2006, 21:19
La cartographie constitue un moyen de réaliser des études et des analyses à
travers des représentations par des cartes. Cette dernière est par ailleurs
souvent utilisée dans les systèmes d'information géographique (SIG).
Vous devez certainement connaître les méta-moteurs de recherche tels que
Kartoo ou Mapstan (existe plus
officiellement) qui proposent de cartographier les résultats. Ces derniers
présentent les résultats sous forme d'une carte reliant entre eux les documents
voisins (similarité, proximité...) qui sont aussi regroupés selon leurs sites
internet.
Imaginez-vous que l'on puisse réaliser cette même représentation selon les
tendances du moment ? Ainsi, à travers un tel système, on pourrait mesurer les
aspirations sur internet selon des termes, des concepts... Je pense
naturellement à la blogosphère car cela devient évident vu l'émergence de ces
dernières années. Il est vrai qu'actuellement nous utilisons des tags
permettant de mettre en avant des termes selon des ensembles de documents
numériques. Quand aux "trackbacks", ils nous permettent
de relier des billets sur nos blogs. Nous avons donc à notre disposition
plusieurs façons de nous classifier à travers ce vaste réseau mais cela n'est
pas automatique.
Justement, RTGI est une jeune
entreprise qui dispose d'une solution permettant de réaliser cette tâche. Cette
solution initiée à la base d'un projet universitaire de l'UTC est basée sur la topographie des réseaux de
sites internet. Elle est par ailleurs utilisée sur le site Observatoire Présidentielle
2007, qui est un lieu de veille et d'analyse de blogs consacrés aux
prochaines élections présidentielles.
La cartographie de cette solution est vraiment une belle réussite car elle
nous permet géographiquement de connaitre le voisinage entre les blogs mais
aussi les blogs les plus influants.
Pourquoi ne mettrions-nous pas en place un tel système sur la blogosphère ?
Ainsi Technorati aurait un concurent direct avec une approche vraiment
séduisante.
Par Régis Gaidot le samedi, décembre 2 2006, 13:04
Certains craignent et disent que ce n'est finalement qu'une nouvelle bulle
qui va exploser avec le temps. D'autres l'utilise et créé de nouveaux usages en
faisant des buzz, ou tout
simplement en répondant à de réels besoins. Certaines start-ups n'ont même pas de
business
model mais qu'importe cela ne gêne pas vraiment les investisseurs. Les
jugements se fondent via le potentiel que les start-ups peuvent dégager dans
cette nouvelle ère de jeux. Une nouvelle ère du web est bien là ! Les anciens
entrepreneurs reviennent au devant de la scène avec de nouvelles armes et
d'autres sautent le pas. Le fait que le haut débit soit de plus en plus présent
(merci Jean Michel
Billaut) dans les foyers entraîne un nouveau départ sur l'utilisation
d'internet de nos jours. Sans compter les nouvelles technologies qui ne sont
pas si nouvelles que cela puisse paraître.
Le "Web
2.0" n'est pas une technologie mais l'aboutissement de nouvelle
utilisations d'internet par les utilisateurs (User Generated
Content). C'est un phénomène marquant l'histoire du net qui ouvre les
portes aux utilisateurs. En effet les internautes à travers leurs blogs, wikis ou autres services
deviennent producteurs de contenu au lieu d'être de simples lecteurs passifs.
Ils interagissent aussi dans les applications internet de nouvelle
génération.
Des applications naissent chaque jour entraînant une vague d'utilisations
dès le premier lancement. On y retrouve de tout : des pages personnalisées
(NetVibes, WebWag...), des services collaboratifs,
des multimédias, des vidéos (YouTube, Dailymotion...), des musiques
(Jamendo...)... mais aussi
des systèmes d'exploitations en ligne tel que EyeOS (dont je
vous avais déjà parlé). Un bon niveau de maturité a permit d'aboutir à des
résultats plus que satisfaisants. Cependant la concurrence est forte. Certains
seront oubliés et d'autres exploseront, s'imposeront pour devenir plus ou moins
leader sur le marché (schéma classique).
Eric Van der Vlist, qui intervenait autour du thème "Web 2.0, risques et
perspectives" au sparklingPoint hier, vient de publier un
excellent
billet à ce sujet et sur les tenants de cette vague.